Circuit de Saleich

Circuit de Saleich

Pour ce premier jour du printemps météorologique, une dizaine de randonneuses et randonneurs du club se sont donné rendez-vous – pas trop tôt – dimanche matin car le trajet est court : moins de 100 km à parcourir en une petite heure. Le groupe prend la direction de l’Ariège mais restera en Haute-Garonne sur le piémont pyrénéen, à Saleich exactement pour parcourir une boucle pédestre de 12 km avec un dénivelé de 600 m.

Après les brumes des vallées de la Garonne et de son affluent le Salat, le départ à 9h20 se fait sous un ciel bleu au-dessus des nuages, il fait encore frais (7 degrés) à l’altitude de 550 m. Les randonneurs se regroupent pour suivre la mèche blonde de l’animatrice. Le sentier démarre derrière la belle chapelle de Vallatès (XVIe siècle) qui surplombe le village dont la sérénité est totale.

Le sentier grimpe régulièrement à travers le sous-bois d’abord doucement, puis la pente s’accentue. La grotte de Laspugues vaut le petit détour. Elle est large et haute (une cinquantaine de mètres de profondeur), des fontaines de concrétions ornent ses parois que nous éclairons avec nos smartphones. Elle peut se visiter plus profondément mais nous ne tenterons pas l’expérience.

Le chemin grimpe ensuite dans les vallons étroits et pentus des ruisseaux Goutte de chat et Ruisseau de Betmalé que nous franchissons aisément à gué, très étonnamment compte tenu des pluies du mois de février ! Nous quittons l’ombre en contournant le Picon à travers les buis qui prennent leur place sous les feuillus. Le sentier rejoint une piste forestière qui nous mène aux prés et aux cabanes de Sarraut où nous grignotons et nous désaltérons, ici la vue se dégage agréablement sous un soleil bien affirmé.

Un peu plus loin, nous reprenons le sentier en contournant la ferme d’Artigues (en occitan : les terres défrichées) et grimpons sur un versant ensoleillé. 

Dans un virage, un panorama gigantesque se dégage sur le plateau Saléchois, la vallée du Salat et celle de la Garonne. Le Pic du Midi de Bigorre tout enneigé réhausse le paysage du haut de ses 2 875 mètres.

La montée continue d’abord jusqu’au Plan des Saluques, une longue prairie dont l’extrémité est occupée par une vieille cabane. Il reste 150 mètres de dénivelé avant d’atteindre le Pré Carré, lieu de pique-nique choisi par l’animatrice pour son ensoleillement et sa large vue sur le piémont pyrénéen et la vallée Haut-Garonnaise. 

Nous y sommes comme prévu à midi et quart. Les vaches ont aussi choisi ce Pré carré pour paître et ruminer à l’autre bout du champ

Mais nous ne sommes que le 1er mars, le soleil n’est pas encore très chaud et la pause déjeuner ne s’éternise pas… d’autant qu’il reste encore 50 mètres de dénivelé pour atteindre le point haut de la randonnée à l’Estélas au moment où la digestion ôte un peu d’énergie aux randonneurs !

La redescente se fait par une alternance de route forestière et de sentier pédestre. 

À noter que depuis le départ l’itinéraire est très bien balisé mais que le balisage a été malmené par les tempêtes hivernales emportant de nombreux arbres y compris ceux balisés. Pour emprunter l’itinéraire de montée ce matin il nous a fallu à nombreuses reprises enjamber ou passer sous des arbres couchés.

Nous regagnons la chapelle et bouclons l’itinéraire à 14h30.

Après une vaine tentative pour trouver un bar ouvert à Salies-du-Salat, nous reprenons la route jusqu’à Cazères ou Le barrio nous accueille chaleureusement. Un pot de l’amitié enrichi des pâtisseries traditionnelles de Chantal et Valérie. Grand merci !

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