Les Dolomites du Comminges
Les Dolomites du Comminges
Nous étions (que) deux à cette sortie, mais motivés, donc pas annulée. Départ Colomiers 7h30, direction Saint-Béat, Boutx dans le 31. Les prévisions météo « mitigées » mais pas orageuses, des nuages, brume, et 5 h de soleil…
Effectivement, au départ de notre randonnée, chapelle du lac à Boutx (795 m), les sommets sont coiffés de nuages, mais des trouées de ciel bleu nous promettent une amélioration… Une fontaine, abreuvoir, au départ, permet de faire le plein des gourdes, car sur l’itinéraire prévu, pas de points d’eau. Encore une fois, l’animateur, qui n’est pas un guide, constate que, le topo guide n’est pas à jour. Nous perdons un petit quart d’heure pour trouver le bon sentier. En plus le balisage laisse « à désirer » …
Venons-en à notre randonnée sur le terrain, nous voici sur notre itinéraire, le sentier monte par paliers (petite cabane), nous progressons à travers des noisetiers et des hêtres (en automne, ce secteur doit être magnifique), puis par une courbe de niveau, nous arrivons au col de Caube (1 335 m). Malgré quelques nuages et un peu de brume sur nos sommets (Pics du Gar et Saillant) et la vallée de Luchon, le paysage est magnifique. Nous faisons un petit détour par la cabane du col, elle est propre et fonctionnelle (cheminée, table, chaises, 5 matelas de couchage).
Après un petit grignotage, nous redescendons et par le versant nord de la crête (balisage très discret ?), le sentier assez bien marqué nous propulse (parties soutenues et minérales, près de cuvettes enneigées) sur le pic du Gar (1 785 m). Il nous accueille, cairn imposant, avec sa mer de nuages sur la plaine (quelques petits passages de brume) qui donne un moment féerique. Il est 12h30, nous prenons notre repas, le soleil, à travers les nuages, nous chauffe…
Après une bonne demi-heure, nous décidons d’aller rendre visite au Pic Saillant (et sa croix), pour compléter le panorama, la mer de nuages s’étiole, les sommets voisins se découvrent… Alain me propose de réaliser un « circuit en huit », nous redescendons au col entre les deux sommets, puis par le versant sud, nous empruntons un sentier, petit moment grandiose, car nous passons au pied des falaises du pic du Gar (vol d’un rapace en plus), nous reprenons notre crête du matin par le versant ensoleillé, pause…
Les célèbres pointes calcaires du massif du Gar surprennent toujours le touriste qui arrive à Saint-Béat. Les Romains adoraient, sur les flancs du pic du Gar installé sur un vieux socle hercynien, une divinité nommée Abellion. José-Maria de Heredia y a consacré un sonnet à une Romaine exilée dans les Pyrénées :
Vers le Gar éclatant aux sept pointes calcaires,
Les aigles attardés qui regagnent leurs aires
Emportent en leur vol tes rêves familiers ;
Et seule, sans désirs, n’espérant rien de l’homme,
Tu dresses des autels aux Monts hospitaliers
Dont les Dieux plus prochains te consolent de Rome.
Nous repassons au col de Caube, puis, nous prenons un autre sentier qui nous amène sur une piste et à la cabane de Plansous (930 m – sommaire). Nous prenons un raccourci, tracé descente vtt, quelques cairns ? Nous arrivons sur une piste qui nous ramène à la chapelle, il est près de 17h.
Difficile de trouver un café (pas de cafés ouverts à Saint-Béat), nous prenons notre pot (canettes) au centre commercial de Gourdan-Polignan, une boulangerie avec quelques tables, avant de reprendre l’autoroute. retour Colomiers 19h30,
Résumé : belle randonnée malgré les passages de brume et les nuages qui ont donné un « cachet » dans l’itinéraire. (l’animateur).
Vu : quelques grands sommets : Aneto, Maladeta, les 3 000 m du Luchonnais, la basilique de Saint-Bertrand-de-Comminges, Montréjeau, Saint-Gaudens, vues plongeantes sur les villages autour du massif. Fleurs : gentianes, violettes, asphodèles, belle forêt.
IBP 80
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