Le Chemin du Grain de Sel

Le Chemin du Grain de Sel

Nous partons à 7, de 24 à 81 ans, pour une randonnée marcheurs dans le Tarn sur le Chemin du Grain de Sel. L’origine de ce nom attribué au plateau qui surplombe la vallée du Cérou n’est pas vraiment identifiée.
Notre départ est prévu depuis un parking au lieu-dit Saint Amans sur la commune de Saint Marcel de Campes. En démarrant, nous nous approchons d’un panneau indiquant que le départ de la randonnée a été déplacé. Nous décidons de ne pas changer notre point de départ.

Après avoir répondu à un petit questionnaire d’orientation nous nous dirigeons plein Sud. Nous cheminons aux abords de champs fraîchement labourés et d’une belle couleur foncée, la terre doit être bonne pour les cultures. Les points de vue nous permettent de découvrir au loin sur notre gauche des châteaux, pigeonnier, bâtisses en pierre. Sur notre droite, les sommets des collines sont encore couverts de brume.

Après une petite portion de route, nous suivons un chemin traversant un bois de chênes. Nous débouchons à nouveau sur une route qui nous amène sur le GR 36. Juste après une cabane de chasse nous découvrons un superbe point de vue avec une forte pente. C’est un beau départ pour les parapentes mais il n’y en a pas aujourd’hui.

Nous empruntons un chemin bordé de genévriers et de cornouillers qui prennent leur couleur d’automne. Puis, le paysage devient plus minéral et nous découvrons face à nous, épousant parfaitement le relief, le village de Cordes sur Ciel. Derrière nous, 2 arbres en béton sans feuille sont les vestiges d’un projet artistique. Nous descendons vers Cordes où nous arrivons à 11h, la bonne heure pour une pause-café avant de grimper dans les ruelles.

Cordes-sur-Ciel est une cité très bien conservée où l’on trouve de nombreux éléments de l’architecture médiévale et défensive : remparts, portes sur l’enceinte, barbacanes, maisons à encorbellement et à colombages. On y trouve également de belles maisons bourgeoises avec des fenêtres renaissance ou gothiques, une halle.

Après cette déambulation parmi les échoppes nous reprenons notre chemin en direction de la rivière du Cérou. Nous voyons alors une autre face de la cité. Avant de rejoindre une route nous décidons de nous arrêter pour le pique-nique. Le chemin n’est pas plat et ses abords manquent de confort mais nous avons faim. Une fois restaurés, peu avant le petit village de Campes, nous bifurquons vers un chemin ombragé qui longe le Cérou. Au pied d’un peuplier mourant nous apercevons une belle colonie de champignons que Google identifie comme étant des pholiotes du peuplier. Plus loin, en laissant Pointe à Pitre, nous passons près d’une exploitation agricole avec une grande dépendance aux murs de pierre et objet devenu rare un crib, séchoir à Maïs. De belles citrouilles bien rouges poussent le long du fossé.

Nous revenons au point de départ et découvrons une petite pancarte indiquant que notre parking est sur un terrain privé où le stationnement est interdit. Mais heureusement nous n’avons pas été inquiétés.
Petite halte sur le retour à Gaillac pour prendre le pot de l’amitié.

♦ Marcheur ♦