Rando spéléo – Massif de la Paloumère

Rando spéléo – Massif de la Paloumère

Le 9 septembre dernier, la FFR a envoyé ce message : « Bonjour à tous. Le dimanche 4 octobre, le Comité Départemental de Spéléologie et de Canyon de la Haute-Garonne en partenariat avec le comité de randonnée vous propose une randonnée sur le massif de la Paloumère sur la commune de Herran (31). Nous suivrons un itinéraire plus ou moins hors sentier, à la découverte des orifices des grands gouffres du réseau Trombe. En fin de randonnée, nous vous proposerons également la visite d’une petite grotte glaciale… ! Vous aurez également la possibilité de découvrir et de manipuler différents outils préhistoriques, afin de mieux comprendre le quotidien de nos ancêtres et les techniques qu’ils utilisaient au fil des siècles. Cette expérience vous permettra de vous immerger pleinement dans leur univers et d’en apprendre davantage sur leur mode de vie. »

Cette sortie intéressait beaucoup l’une de nos adhérentes qui, après plusieurs demandes, a enfin trouvé 5 adhérents intéressés par cette sortie pour covoiturer mais finalement seulement 3 – les deux autres ont eu un empêchement. Départ prévu à 7 heures de Colomiers pour arriver au parking de la Fontaine de l’Ours avant 9 heures. Nous avons rejoint une vingtaine de personnes encadrées par 2 spéléologues, un archéologue et des personnes bénévoles d’une association, qui ont pris des photos en s’assurant que nous suivions tous.

Daniel Quettier

Sur le parking, notre guide Daniel QUETTIER – président de la Société Méridionale de Spéléologie et de Préhistoire (SMSP) affiliée à la Fédération Française de Spéléologie (FFS) – nous a montré des silex, des dents d’ours et quelques ossements trouvés il y a longtemps dans ces grottes. Vers 9h30, nous quittons le parking côté fontaine de l’Ours (que l’on n’a pas vue) et suivi un sentier non balisé.

Notre guide s’est arrêté devant un espace (une forêt cinéraire) où sont déposées les urnes funéraires des personnes qui en ont fait la demande. 

L’on continue notre balade en zigzaguant et en observant plusieurs grottes de toutes dimensions avec des noms évocateurs du Réseau spéléologique Félix Trombe : le gouffre Duplessis avec un arc impressionnant, le Trou du Vent, la grotte Coume Nère, etc. Il y en a environ 600 d’identifiées dans cette région, de toutes petites pour les renards à de plus grandes pour éventuellement faire une AG. On monte, on descend plusieurs monticules et les bâtons sont souvent très utiles, voire pour certains, indispensables.

On suit une trace le long d’une clôture barbelée jusqu’à certains rochers calcaires avec des trous de 1 à 2 cm. Et là, on apprend que ces trous sont faits par des escargots. Parfois l’escargot creuse jusqu’à ce qu’il puisse sortir parfois, il meurt à l’intérieur.

Vers 11h30, on arrive au pied d’une petite falaise pour la pause déjeuner et enfin pouvoir entrer dans la « grotte glaciale ». On y entre par groupe de quatre, accompagnés d’un ou d’une guide et coiffés d’un casque muni d’une lampe. L’entrée fait peut-être 2 mètres de haut sur 50 cm. On s’assoit sur la pierre d’entrée pour mettre le pied dans cet étroit couloir tout blanc qui semble immaculé. 

Les parois de granit usé laissent apparaître des coquillages fossilisés. On avance lentement dans ce couloir, dont le sol est de marbre, pour arriver dans un grand espace rond, un peu plus grand qu’une yourte et on se place en cercle pour écouter le guide qui nous demande si nous voulons voir le « noir absolu » ? On éteint nos lampes et restons un moment dans le silence. C’était presque mystique ou magique, enfin une expérience inoubliable.

« 

Après la visite et le repas, nous repartons découvrir d’autres formations de ces terres calcaires jusqu’au chemin forestier que nous prenons pour retourner aux voitures et terminer par un pot dans un resto-bar d’Arbas.

En tout, 5 à 6 km et moins de 300 mètres de dénivelé.