La Côte gelée et le Pech d’Ablanc

La Côte gelée et le Pech d’Ablanc – Caylus

Le titre de cette randonnée évoque les blancheurs et frimats de l’hiver. Et c’est effectivement par ce matin de fin d’hiver encore frisquet (le thermomètre indique zéro degré) que 6 marcheurs du club se sont retrouvés au pied du village perché de Caylus dans le Tarn-et-Garonne vers 9h30 après un trajet dans le brouillard en covoiturage par l’autoroute. Arrivés à Caylus, la chance est avec nous, les brumes s’évaporent rapidement laissant place aux rayons du soleil.

Bien décidés à effectuer la boucle pédestre (12 km à 14 km selon les sources !) au départ du lac de Labarthe. Les berges de ce superbe plan d’eau sont impeccablement aménagées mais pas trop comme l’atteste le Pôle Nature qui accueille les magnifiques locaux du CPIE (Centre permanent d’initiative pour l’environnement) très actif dans ce secteur.

Pervenches

Le départ est donné par les deux animateurs-trices vers 9h45 selon un rythme très calme pour permettre à chacun de suivre à son rythme. La doyenne du club est présente et n’a rien à envier à la forme physique de ses cadets. Le sentier s’élève doucement passant du fond de la vallée de la Bonette aux versants vallonnés du Causse qui caractérise certains paysages du Quercy.

L’itinéraire tantôt balisé GR46, tantôt PR2 réserve de nombreuses surprises. En effet, le secteur regorge de petits patrimoines de valeurs historique et architecturale. Bref, un paysage parsemé de vieilles pierres comme on les aime !

Sur les chemins bordés de murets et de caselles de berger construites en pierre sèche, nous rencontrons successivement : un ancien four à pain, une église désaffectée perdue dans les bois, des croix de pierre, de fer ou de bois, un dolmen, un sanctuaire bâti sur une source sortie tout droit d’une grotte dans la falaise, un pigeonnier de brique et de pierre, des fermes et châteaux.

Buis mort (attaque de pyrale) recouvert de mousse
Pigeonnier à Fourmet

Nous nous nous offrons la plus belle table de pique-nique qui soit : les marches au pied d’une croix faisant face au panorama sur le village de Caylus, face au soleil.

Un mot sur Notre-Dame de Livron : selon la légende un dragon (une salamandre ?) vivait dans la grotte et sortait chaque jour pour manger son lot d’humains… le chevalier de Lagardelle (de l’ordre des Templiers) se risque à affronter et tuer la bête sous la protection de la Vierge Marie. En effet, les habitants firent vœu – en cas de délivrance – de bâtir une chapelle en s’agenouillant devant l’autel de Notre-Dame. Il réussit et l’église fut construite en haut du vallon, mais chaque matin les habitants retrouvaient ce qu’ils avaient bâti la veille au creux du vallon ! Ce seraient les anges qui, sur consigne de la Vierge, déplaçaient ainsi les pierres.

En empruntant le « Chemin des anges », nous avons bien observé au milieu du chemin la pierre carrée marquée d’une croix appelée « la halte des anges ».

Après cet écart de l’itinéraire, nous entamons la descente vers Caylus que nous traversons par ses venelles et ses ruelles dont une d’entre elles est couverte.

Euphorbe
Ange et dragon

L’itinéraire permet d’approcher le château de Caylus et le Pavillon de Gauléjat avant de redescendre sur le lac de Labarthe qui boucle notre circuit vers 15h30.

Primevères
Jonquilles sauvages
Hellebore

Aucun bar n’étant ouvert à Caylus ni à Septfond, nous prenons le pot de l’amitié à Caussade, la cité du chapeau, l’occasion de remercier nos pâtissières Chantal, Wera et Véro mais aussi de féliciter tous nos marcheurs dont certains ont encore une fois repoussé avec succès leurs limites physiques, bravo !

Bilan : 13,9 km / 306 m dénivellé positif / durée : 5h10

 

♦ Marcheur ♦