Marche nordique 2019

Echos de la Marche Nordique 2019

28 décembre 2019

ENTRE TRAIL ET GODILLE

Samedi 9h – parking de la mairie – l’animateur se sent bien seul… La météo, prévue belle, mais décidant de faire le contraire, décide de vaporiser notre celui-ci… Qu’à cela ne tienne… Il part pour le RDV à Bouconne… Là, un seul vaillant l’accueille… mais rapidement le groupe s’étoffe pour atteindre le nombre respectable de 7 participants. 

Le tableau ci-dessous résume très succinctement notre sortie, mais fait abstraction des « amusements » qui ont émaillé celle-ci. Boue et eau à profusion. Tenir debout, surtout éviter de s’embouer au-delà de l’acceptable… La recherche de l’équilibre a été encore cette fois-ci au cœur de nos préoccupations. Même si certaine (au singulier) accuse ses bâtons d’être responsables des quelques taches sur sa belle veste… Le chemin dit « de bordure » a été notre fil d’Ariane… « moins boueux » mais pas moins glissant… La météo grisâtre tout au long de notre balade nous a tout de même ménagés en nous gratifiant d’une température plus clémente qu’au départ… 

23 décembre 2019

On sort même la nuit… La moyenne de 5,5 km n’est pas due à des « lourdeurs » en avance de phase… mais à un terrain que certains qualifieront de glissant, d’autres de ludique (fallait tenir debout le plus longtemps possible ! – rien de rédhibitoire… ) Quelques pointes nous ont permis de nous oxygéner dans une atmosphère douce et surtout sans pluie. La côte a été laissée de côté… Pas sûr de parvenir au « sommet »… 

21 décembre 2019

Bonjour à Tous, chers Marcheurs ou « nageurs » nordiques.

Petit compte-rendu des exploits « aquatiques » pour nos 10 participants de ce samedi à BOUCONNE… 

10,300 km pour 160 m de dénivelé (au-dessus du niveau de la mer !) pour une moyenne exceptionnelle de 5,2km/h… avec quelques pointes à 6-6,5, ors que le « revêtement » le permettait… et pas une seule glissade… Il n’était point utile de s’encombrer d’une gourde… Le canyon (court tronçon) était fidèle à son image hivernale…
Je pense, et je serais navré du contraire, que tout le monde est rentré les pieds propres »…
Comme l’a dit en 1875 un certain Mac Mahon lors des crues de la GARONNE : « Que d’eau, que d’eau »… et qu’on lui aurait répondu : « Et encore, vous ne voyez que le dessus »…
Bonnes fêtes à tous (surtout à ce que nous reverrons qu’en janvier 2020… ce n’est pas loin). A lundi pour les courageux du soir…
25 novembre 2020

Il fait noir ! Tellement noir qu’on ne voit pas le bout de ses chaussures. Et au loin, deux boules très brillantes se dandinent venues de nulle part dans le silence. Qu’est-ce que c’est ? Le cri du minou nous fait deviner… Ah mais c’est qu’il insiste en s’approchant de nous, il n’arrête pas de causer ! Sa conversation s’engage avec Muriel qui s’aperçoit qu’il lui répond. Elle est contente de constater qu’elle parle bien le « miaou ».

Quatre filles et leur chevalier servant s’avancent pour l’échauffement, l’emplacement habituel montre un aspect de ventre mou, terre flasque et luisante sous les lampes frontales. Ce soir, ce sera sur le chemin de gravillons pour épargner les chaussures, au départ en tout cas !

Et puis c’est parti, les bâtons s’emballent, le rythme est soutenu, le moteur s’échauffe vite. Le fond de l’air est doux et très humide. Les averses ne sont pas loin. 

Dans cette obscurité, l’air est paisible et silencieux, les herbes brillent de gouttes sous le faisceau de lumière. Comme un air de mystère feutré et de magique… plane. Quand, dans l’attente de la découverte, certains l’aperçoivent… la reine de la nuit… la Salamandre avec son plastron tacheté au beau milieu du chemin, le torse relevé, le regard droit, langoureux ! 

Et alors ces dames se mettent à sortir, c’est le grand soir du bal, le festival des plastrons tout de jaune et noir maquillés, tenues de soirée, la silhouette immobile pour se faire voir.

Dans le silence de la nuit, le groupe de marcheurs se met à déambuler maintenant, au milieu des vedettes qui se font flasher au podium de la célébrité. D’aucune joue la différence avec une robe orangée.

C’est le soir des rencontres aussi et en toute impudeur nos amoureux se sont assoupis l’un sur l’autre, les membres entrelacés. 

Nos amies les grenouilles sont aussi de sortie, plus discrètes, plus mobiles sur le chemin pour aller se cacher. Muriel voudrait bien en prendre en photo mais nos batraciens n’aiment pas les paparazzis ! 

Et là, au détour d’un fourré, il attend, prêt à se laisser séduire par ces « jeunes » filles en fleur conquises par la magie de la nuit. Il est là, énorme, couvert de pustules, tout prêt à se laisser biser pour devenir le beau prince charmant.  

30 octobre 2019
Ce mercredi soir, comme tous les mercredis soir quand le temps le permet, un(e) gentil (le) coach encadre les volontaires du CMC désirant participer à la séance de marche nordique. Treize valeureux(ses) sportifs(ves) étaient au rendez-vous pour parcourir une boucle au départ de la maison dite des « chats » sur la commune de Colomiers. 
L’exercice n’est pas commode en soi, non pas eu égard à la difficulté physique de l’activité car le dénivelé est insignifiant à l’exception d’une côte pour les volontaires et la distance modulable, est correcte. Elle se situe dans une fourchette entre 8 et 10 km. La difficulté réside dans la répétition et la monotonie de l’activité, c’est bien sûr, mon point de vue. 
Le marcheur nordique serait une sorte d’introverti par rapport au randonneur qui lui, ses sens en éveil, aurait tout loisir d’être un extraverti. Dans la nuit noire, à part de lugubres ululements de chouette et autre chat-huant, aucun autre stimulant sonore, bien sûr, pas de stimuli visuels dans le faible rayonnement des lampes frontales, peu d’odeurs non plus et nous connaissons par cœur le cheminement. Pas d’imprévus, d’agréables surprises, de magnifiques paysages de ce côté non plus. Alors, il faut s’occuper l’esprit car depuis le temps que nous pratiquons, la technique est acquise et demande moins de concentration.
Il y a du moine dans le marcheur nordique. Notre ecclésiastique tourne indéfiniment dans son cloitre. Les deux ont la foi. L’un plus spirituelle que l’autre, mais comme on lui serine à longueur d’antenne, notre marcheur croit que, pour sa santé il faut bouger plus. L’abnégation est aussi commune aux deux protagonistes. 
Nous aurions pu aussi prendre comme exemple un athlète qui enchaine les tours de stade, un nageur et ses longueurs de piscine… mais pour nous, à l’inverse d’eux, pas de recherche de performances futures, quoique certains, bourrés de testostérone aiment en découdre. Mais ce sont des exceptions et nous les aimons bien. 
Des petits riens égaient de temps à autre l’enchainement des pas. Il faut parfois éviter les traces que les chevaux laissent au sol, ne pas marcher dedans surtout avec le pied gauche, il parait que ça porte malheur, faire attention aux cyclistes qui nous doublent ou croisent à toute allure, remarquer que certain(e)s trichent discrètement en utilisant la réaction et la postcombustion.
Alors pourquoi pratiquer ? Les effets positifs de cette pratique renforcent le côté social car radio CMC marche à fond, les muscles linguaux ne sont pas oubliés. C’est une pratique de plein air complète et, me semble-t-il, plus intéressante que celle pratiquée dans les usines de musculation au vu du confinement. Nous libérons dès les 30 premières minutes passées des endorphines, hormones du plaisir. Ceci peut expliquer cela, en particulier le fait que séance après séance, nous retrouvons souvent les mêmes sportifs. Et bien sûr, il y a les nombreux effets différés ressentis : en gros l’acquisition d’une forme physique utilisable dans les nombreuses randonnées proposées par le CMC. Essayer c’est l’adopter, malgré une certaine monotonie, les effets positifs l’emportent largement. Alors à bientôt avec vos baskets.
25 mai 2019
Nous avons eu la surprise de nous retrouver 2 au départ derrière la mairie.Météo grise, certes, mais non menaçante… Prévisions : pas de pluie jusqu’à 14h… On a de la marge… Nous partons tout de même vers le lieu de rendez-vous à LASSERRE (Bouconne sud), où nos 2 comparses commencent l’échauffement bien décidés à filer bon train. Un troisième marcheur nous rejoint « in extremis »… La parité en prend un coup, aucune dame ne nous accompagne… C’était pourtant le W-E qui leur était consacré… En retard, mais ce n’est pas de notre faute…. Bonne Fête à Elles…

Arès un échauffement rapide, nous partons pour le « classico »… 11 km… Quelques flaques ont « grandi » depuis la semaine dernière et par leurs chicanes improvisées nous font baisser la moyenne… On n’en dira rien… Notre retour à près de 12h, secs, frais… revigorés…. heureux… La forêt n’a été que pour nous 3… Quelques tonguistes* — une dizaine tout au plus — avaient investi le parking…

(*) tonguiste : surnom donné par les randonneurs « au long cours » à ceux qui, descendus de véhicule, restent à vue ou presque de leur chère voiture… 

11 mai 2019

Malgré une météo franchement décourageante, nous étions 2 au départ de Colomiers. Cette petite équipe s’est vue renforcée sur la parking de Lasserre par l’arrivée de 2 dames.

Après l’échauffement de rigueur, sous un crachin qui se faisait de plus en plus insistant, notre animateur sortit le « grigri » qui fit peur aux nuages.

De ce moment là (300 mètres après le départ), les kilomètres suivants se firent sous un ciel parfois grisonnant mais timide, parfois un ciel franchement estival au point de finir en tee-shirt.

 

Au point du vue BELAIR (point haut du canyon que nous évitons – cela glisse aujourd’hui), ces dames subissent le « syndrome du gladiateur » (photo à l’appui). Le retour à midi de ces 4 courageux(ses) qui ont su affronter les éléments se fit sans encombre par un chemin jusque là inconnu.

27 avril 2019

Nous étions 6 (parité statutaire atteinte : 3 dames et 3 messieurs). L’animateur a trouvé moyen de nous faire un sentier inédit tout à côté du point de vue… Pas de pluie… un peu de vent… mais de belles fleurs (asphodèles, genêts… et bien d’autres… Seul le muguet était aux abonnés absents. Le « canyon » s’est révélé praticable sans flaque sauf sur le dernier kilomètre mais tout à fait utilisable et ludique. Dans la boue… dans la boue !!! 

 

7 avril 2019

Aux soutiers de la marche nordique

Soutier (au figuré) : Personne travaillant durement et discrètement pour quelqu’un d’autre.

C’est bien le cas de nos vaillants entraineurs en marche nordique, par ordre alphabétique : Muriel, Pascale, Philippe, Yvon ; ça tombe bien, les dames en tête ! Nous les en remercions vivement. Un grand merci aussi à Nicolas Boileau, ne le cherchez pas dans la liste des adhérents du CMC non ici il s’agit réellement de notre grand poète quinzième enfant de Gilles Boileau. Dans son célèbre poème : Il est certains esprits… ne nous dit-il pas, sous forme d’encouragement, que Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, soit à raison de trois séances par semaine cela ne fait que deux mois d’entrainement dans notre discipline. Ce n’est qu’un début, une année comprend douze mois alors de l’abnégation Mesdames et Messieurs et en avant, haut les cœurs !

À part le dynamisme de nos coaches qu’est-ce qui fait que séance après séance, le nombre de participants ne faiblit pas ? Peut-être l’intérêt des parcours ? Ils varient peu. Nous avons la chance de posséder 3 ou 4 circuits dans les alentours immédiats de Colomiers mais l’entraînement ressemble furieusement aux tours de pistes que je pouvais pratiquer dans ma jeunesse et c’était un pensum. Alors…

Tournons-nous peut-être vers les bienfaits de cette pratique, ils sont nombreux et ont pour origines les sécrétions d’endorphine, dopamine et noradrénaline… Autant d’hormones produites par le corps lors d’un effort physique. Les endorphines entraînent une sensation de bien-être, de plaisir, voire d’euphorie. La dopamine stimule la vigilance, le plaisir et diminue la sensation de fatigue. Quant à la noradrénaline, elle fait fondre la graisse. Ceci peut expliquer cela c’est-à-dire la composition du panel des marcheurs.

Autre petite motivation. Anecdotiquement, les séances peuvent être pimentées par la chute d’un adhérent aux détours des chemins boueux. Vous connaissez, le malheur des uns fait… Maitre Boileau nous explique d’une façon magistrale qu’hélas le terrain peut se révéler délicat à parcourir :

J’aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,
Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,
Qu’un torrent débordé qui, d’un cours orageux,
Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.

… et nous d’en rire méchamment.

Les séances de nuit vous sont-elles moins fastidieuses ? Pour moi sans aucun doute. Le jour, je ne vois pas la fin des lignes droites. A raison d’une vitesse moyenne comprise entre 5 et 7 km/h ça ne passe pas vite. Par contre la nuit, quand votre horizon ressemble à la toile Combat de nègres dans un tunnel, de Paul Bilhaud c’est-à-dire un a-plat totalement noir, en ne montrant rien, l’artiste déclenche des images dans notre imagination. Nous pouvons nous aussi en marchant la nuit venue, nous projeter et s’inventer un film avec plein de fantômes. Le temps passe plus vite, l’effort semble plus doux.

Un dernier emprunt à la même poésie qui parle d’écriture cette fois et pourra encourager les futurs narrateurs et soutiers eux aussi :

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Alors amis athlètes, à vos crayons, faites partager votre passion en couchant vos impressions.

N’ayez pas peur, l’anonymat est garanti. C’est une manière de vous adresser plus directement à l’éventuel lecteur en parlant de votre sport : ainsi, puisque tu ne sais pas qui je suis, tu n’auras pas la tentation de chercher les raisons pour lesquelles je dis ce que tu lis ; laisse-toi aller à te dire tout simplement : c’est vrai, c’est faux, ça me plait, ça ne me plait pas après avoir tenté un essai sur un de nos terrains favoris.

À bientôt.
Du matin au soir
Écoutant le bruit de mes pas
Je marche.

                                                                         Taneda Santoka (1882-1939)
30 mars 2019

A la demande de certains marcheurs nordiques en manque de distance et de vitesse, l’équipe des animateurs leur a concocté un circuit inédit. Avec un rendez-vous sur le parking de Colomiers à 7h30 et à 7h45 sur le parking de Lasserre, nous nous retrouvons à 10 pour cette expédition. Un échauffement énergique pour combattre le vent froid, et nous prenons le départ à 7h58. Nous commençons notre circuit, qui sera un mélange de nos deux circuits habituels reliés par de nombreuses variantes inédites. Un très beau circuit sur terrain sec, par temps de pluie il faudra faire d’autres variantes.
Petit bilan chiffré : 

– 22.4 km à 6.4 km/h de moyenne. 

– Départ 7h58 arrivée 11h55 soit 3h57 au total et 3h29 de temps de marche.

 
La sortie habituelle était bien sûr assurée, et ce sont 14 participants qui se sont retrouvés pour découvrir un nouveau circuit devant croiser le premier groupe. Mais au gré des variantes moins bien suivies par le premier groupe, la rencontre attendue n’a pas eu lieu. Cela n’a bien sûr en rien entamé l’ardeur, et c’est un circuit de 13.3 km qui fut parcouru à une moyenne de 5.3 km/h. L’arrivée vers 12h25 fut applaudie par les premiers qui avaient attendu.
Nous reproposerons le grand circuit de temps en temps, mais le petit circuit pourra être plus souvent au programme pour éviter la monotonie. Un grand merci à tous les marcheurs pour cette découverte inédite de la forêt de Bouconne.
2 mars 2019

Sortie à BORDETTES (Bouconne) :

Nous étions 19 pour un tour presque inédit qui nous a fait emprunter le PR 19 – SENTINELLES DE BOUCONNE (édition du dernier Topoguide® de notre fédération FFRP) et que l’équipe de baliseurs du CMC a créé et entretient dorénavant. La moyenne est celle du « serre-file », donc les premiers ont fait « mieux »… pas mal sur une telle distance… Beau circuit, avec de beaux chemins très praticables en marche nordique.

26 janvier 2019

Habituée des randonnées en montagne mais le temps ne s’y prêtant pas, je me suis rabattue sur la séance de marche nordique ce samedi matin pour faire de l’exercice. Je me permets d’écrire quelques mots sur cette sortie en forêt de Bouconne. Comme quasiment tous les samedis de l’année, l’équipe encadrante, Muriel et Yvon, nous donne rendez-vous soit sur le parking de la mairie à 9 heures ou directement sur le lieu de pratique, la clairière de Lasserre dans le bois de Bouconne. Cinq participants attendaient à Colomiers, sept autres sont arrivés directement au départ de la boucle. Le groupe se composait de huit dames et quatre messieurs.

Les quelques 2800 hectares de ce massif forestier, composé essentiellement de variétés de chênes mais aussi de quelques pins, sont parcourus par de nombreux chemins mais pas besoin de plans ou de GPS pour tracer notre boucle, nos moniteurs connaissent chaque arbre, chaque caillou depuis qu’ils encadrent la marche nordique au sein du CMC. Un grand merci pour leur dévouement. A l’occasion, je ne peux m’empêcher de citer une magnifique strophe d’un poète canadien trop peu connu et parlant si bien des arbres. Écoutons Émile Nelligan (1879-1941) dans Rêve fantasque.

Les bruns chéneaux altiers traçaient dans le ciel triste
D’un mouvement rythmique, un bien sombre contour ;
Les beaux ifs langoureux, et l’ypréau qui s’attriste
Ombrageaient les verts nids d’amour.

Après un échauffement obligatoire pour la pratique de cette activité et toujours réalisé avec sérieux et bonne humeur, nous partons à la queue leu leu sur des chemins boueux, sous la houlette d’Yvon.

Les itinéraires varient peu ; cette fois, pour changer, notre guide nous propose de parcourir la boucle, d’une douzaine de kilomètres, dans le sens antihoraire. Peu importe si nos repères sont changés, car notre motivation est la même, il faut bouger pour notre santé. Nous avons conscience que notre statut d’hominidé est essentiellement fait de déplacements en situation verticale depuis la nuit des temps, que rester assis tue et c’est un comble d’écrire ces impressions, bien installée sur un fauteuil confortable derrière le clavier, je risque ma vie.

En effet, la sédentarité, caractérisée par une dépense énergétique très faible a des effets délétères sur l’ensemble de nos fonctions cardiovasculaire, métabolique, psychique… Pour contrer ces méfaits, les « autorités compétentes » conseillent deux heures d’activité physique et quoi de mieux que la marche nordique, pour contrebalancer dix heures de sédentarité journalière.

Parti vers neuf heures trente, c’est vers le midi que nous pratiquons les étirements tout aussi indispensables que l’échauffement. Contrat rempli pour ce samedi, à chaque jour sa peine. Un peu « mâchée », j’ai compris que la marche nordique est une activité des plus complètes. Elle mobilise, grâce à l’utilisation des bâtons les muscles des segments supérieurs et ainsi 90 % de notre musculature est sollicité. Est-ce particulier à la composition du groupe mais la motricité de la langue n’est pas oubliée. Dès le départ et au hasard du placement, les dialogues vont bon train. Remarquez, ce n’est pas inintéressant, car l’on peut apprendre par exemple que le roi de ces bois, le cervus bouconnicus avec ses magnifiques andouillers, n’est pas forcément le mieux pourvu. En effet, les appendices crâniens sont très communs chez le mâle ou la femelle. Ils ont diverses fonctions en particulier ils servent pour la sélection des partenaires sexuels et pas besoin d’agace-pissette pour le géniteur (*).

Nous n’avons pas rencontré d’autres animaux résidents (sangliers, renards, blaireaux, chevreuils…). D’ailleurs, ils sont très discrets et souvent nocturnes, car hélas trop chassés par les tartarins toulousains.

Il est l’heure de reprendre nos voitures et de rentrer. À ce sujet, il me vient une idée. Pour suivre les conseils de Jean-Marc Jancovici (voir compte-rendu de la conférence sur le climat), comment, sur le plan individuel, retarder le réchauffement climatique ? Je propose deux solutions à creuser.

La première serait de racheter nos émissions de carbone, dues en particulier à nos vieux diésels, lors de nos déplacements. Possibilité de créer une cagnotte et de reverser une fois l’an la collecte à un organisme ad hoc.

La seconde, très facile à mettre en œuvre, serait de ne pas absorber certains aliments connus pour déclencher des flatulences chargées en gaz à effet de serre. Une quinzaine par jour quand même ! En plus, ce n’est pas parce que c’est un phénomène bénin et naturel que c’est forcément agréable, sauf pour le meneur bien sûr. Qui n’a jamais connu un moment bien gênant au cours de nos marches et surtout randonnées ! Alors évitons autant que possible de consommer la veille, oignons, produits laitiers, légumineuses, crucifères…

A l’heure où j’écris ces quelques mots, je me sens en pleine forme. Une alimentation équilibrée et surtout une activité physique régulière simple comme la marche, en groupe si possible, pour entretenir la motivation, suffira amplement pour vous maintenir en forme.

Notre association, le CMC, vous accueillera chaleureusement. À bientôt sur les chemins et encore merci à nos dévoués accompagnateurs.

(*) En québécois : femelle qui provoque le mâle.

12 janvier 2019

Ce sont 13 dames qui se sont retrouvées au parking de Lasserre dans la forêt de Bouconne. La gent masculine fut représentée au dernier moment par un fidèle participant ! La forêt hivernale nous a accueillis pour un parcours de 9,5 km avec une moyenne de 5,75 km/h. Pour la première fois, nous avons croisé à plusieurs reprises 2 autres groupes de marcheurs nordiques. Très belle balade, pas très longue, qui nous a permis de rentrer assez tôt. Elle a également permis aux nouvelles ou très récentes adhérentes de perfectionner leurs mouvements.

Nous nous retrouverons la semaine prochaine sur les chemins.