La Boucle de Bourg d’Oueil​

La Boucle de Bourg d’Oueil

La météo très favorable pour aller marcher dans le Luchonnais a motivé 7 randonneurs et randonneuses du Club Montagne. Direction Bourg d’Oueil dans la vallée du même nom.

Partis peu avant 7 heures du parking de la mairie, le groupe était à pied d’œuvre peu avant 9 heures, chaussés, équipés légers mais avec des gourdes bien remplies dans les sacs à dos, compte tenu de la chaleur annoncée en cet été précoce. Il faut d’abord s’engager sur un chemin herbeux et sans dénivelé qui rejoint – 1 km plus loin – le haut du village de Cirès au niveau de son église et son cimetière vers 1330 m d’altitude. L’itinéraire doit ensuite s’élever dans la pente pour rejoindre une piste pastorale, hélas, le balisage rouge et jaune du GRP (tour de pays d’Oueil-Larboust) a vieilli et les balises sont difficiles à repérer. 

Chapelle Saint Blaise

Après une fausse route le long d’un ruisseau sur une distance de quelques dizaines de mètres, nous rebroussons chemin et retrouvons rapidement le balisage. La piste pastorale s’élève doucement, d’abord en forêt, en direction des estives. Le panorama s’ouvre progressivement sur les hauts sommets du Luchonnais dominés par le glacier de la Maladeta et le point culminant des Pyrénées : l’Anéto (3404 m) encore blanc. Nous nous accordons quelques pauses pour nous réhydrater à l’ombre des derniers bosquets car il commence à faire chaud malgré le vent frais d’altitude.

Vallée d'Oueil

Arrivés dans l’estive, le balisage du GRP est à nouveau aléatoire et la recherche des balises devient un vrai jeu de piste qui consiste à trouver à travers les herbes des rochers ayant des traces de peinture. La recherche de la bonne direction est facilitée par la direction à prendre : le cap de Barrès (1742 m) où nous rattrapons la piste pastorale menant au col de Paloumères (1771 m). Le paysage est désormais immense et ondule le long d’une large crête : des estives à perte de vue jusqu’au Port de Balès. Elles sont déjà occupées par de nombreux troupeaux de vaches en transhumance. Nous déjeunons un peu avant ce col prisé par les cyclistes, les randonneurs et autres touristes, pour une pause pique-nique/sieste (de 12h15 à 13h15) en plein soleil faute d’ombre… heureusement l’air y est frais !

Col et lac de Paloumères
Monument au Port de Balès

Le circuit continue ensuite sur une autre piste pastorale, qui nous mène jusqu’au col de Pierrefitte en passant par le refuge du Mont-Né où nous rechargeons nos gourdes à la fontaine et trempons nos serviettes rafraîchissantes dans son eau glacée. Depuis cette piste, le panorama sur la partie orientale de la chaîne des Pyrénées est époustouflant ce qui fait dire à une randonneuse « il n’est pas nécessaire d’aller très haut pour avoir un panorama incroyable… ». Le refuge pastoral est occupé par une famille d’éleveurs qui profite du site pour un déjeuner dominical en altitude.

Au refude du Mont Né
Sur la piste pastorale vers Pierrefitte

Au col de Pierrefitte (1855 m), de nombreux randonneurs remontent du lac de Bareille (ou de Bordères) pour retourner au Port de Balès où leurs voitures sont stationnées. 

Nous faisons une dernière pause avant la redescente vers le village qui est sous nos pieds : 500 m de descente sur un sentier en trace presque directe bien visible depuis le col.

Avant de repartir, l’animateur explique l’histoire sacrée du lieu « Pierrefitte » (Peyrahite ou Pèira-hita = pierre dressée) qui comporte un cromlech (groupe de pierres placées en forme de cercle). Ici, un menhir se dresse en son centre. Les cromlechs datent de 2000 à 3500 ans avant notre ère, il s’agirait de lieux cultuels, de rites funéraires ou encore de poste d’observation de la Voie lactée. Ce menhir blanc proviendrait de la carrière de marbre de St-Béat-Lez, vaguement anthropomorphique et clairement de forme phallique, une légende raconte que les fées (hada) et les leurs enfants (les hadets) venaient la nuit danser autour de lui. Jusqu’en 1950, les filles en quête d’un amoureux ou en mal d’enfant allaient l’embrasser et chantaient une chanson. Il est visible depuis le village de Bourg d’Oueil, nous l’avons vérifié.

Rhododendrons
Asphodèle

Les 500 mètres de descente sont parcourus facilement d’abord à travers des prairies où les asphodèles et les rhododendrons sont en fleurs puis à travers un sous-bois de noisetiers en longeant un petit torrent, affluent de la Neste d’Oueil. On aperçoit d’abord les petites remontées mécaniques de la petite station familiale de ski.

La traversée du village nous fait découvrir de belles maisons et granges d’architecture montagnarde (bois et pierre).

Malgré les apparences, l’hôtel-restaurant « Le sapin fleuri » est ouvert. Nous pénétrons et la patronne nous « sert » des boissons rafraîchissantes que nous dégustons avec les crêpes de Chantal (merci !) sur un trottoir ombragé devant l’hôtel, visiblement nous ne sommes pas les bienvenus à l’intérieur… On a connu meilleur accueil mais qu’à cela ne tienne, l’équipe est ravie de la journée et la bonne humeur de mise. Nous rentrons à Colomiers où les 37 degrés nous font vite regretter la fraîcheur de l’altitude.                          

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