Un parcours original et singulier au Pic de Séron​

Un parcours original et singulier au Pic de Séron

Cette sortie programmée le mercredi 10 juin a été décalée au samedi 13 suite aux prévisions météo. Nous n’étions (que) trois participants (une dame, deux messieurs), peut-être, la première raison, week-end complet au niveau programmation ? Mais l’animateur ajoute, il faut s’adapter et prendre la décision quand le beau temps est annoncé… concrétiser notre programmation… et faire plaisir à tous. Départ Colomiers 6h30, direction la station de Guzet-Neige (09), mais, première surprise, à l’entrée d’Oust, route barrée, transhumance dans le secteur, obligés de passer par Aulus-les-Bains, cela nous fait perdre une petite demi-heure. Donc, l’animateur-chauffeur décide de monter au plateau de Gérac, vaste parking fréquenté (piste carrossable), 1 800 m d’altitude, départ de notre randonnée, pour rattraper un peu le temps perdu.

Après une petite collation (café, biscuits), il fait autour des 15° déjà, une petite brise agréable. 9h45, nous empruntons une piste (échauffement), mais un quart d’heure après, il est prévu (sur notre topo guide) au niveau d’une croix métallique (hommage à Pierre Forbert, foudroyé à l’âge de 18 ans, 1876) d’emprunter un vague sentier, mais, deuxième surprise, il mène sur un terrain très peu évident, perte de temps, une petite demi encore pour retrouver sa trace…

Enfin, l’échauffement a été bref, nous voici sur la crête du Pic de Séron (2 489 m), le but de notre randonnée. Quelques traces, cairnées, au milieu de myrtilles et rhododendrons (en fleurs) et surtout évoluer dans des blocs de rochers (de temps en temps, il faut « y mettre les mains »). De belles échappées sur le vallon de Turguilla avec ses trois lacs : de la Piède, de l’Astoue et de Réglisse, plus les sommets voisins (tachetés de névés) agrémentent cette rude montée (prévue). Enfin nous voici sur le sommet, 12h15, cairn monumental ! Panorama à couper le souffle, des sommets prestigieux (d’est en ouest, massif du Montcalm, Pique Rouge de Bassiès, cirque de Cagateille, Montabone, Certescans jusqu’au lointain Aneto/maladeta, plus proche, le Mont Valier et son glacier d’Arcouzan… et bien sûr tous les autres moins connus…) entourés d’étangs (cités à la montée) plus le bleu étang d’Aubé, d’Alet, jusqu’au plus petit étang de la Oussade).

Après en avoir pris plein les yeux, sous le ciel et soleil éclatants, nous prenons notre repas (vols de Gypaètes). Après une petite heure de contemplation, nous descendons au col de Séron (2 410 m). Nous avons prévu un circuit, nous traversons prudemment deux névés, nous rencontrons un papi avec son petit chien, il veut monter au col et revenir par Aubé, nous l’avons informé… Par un sentier balisé (petites plaques métalliques rouges) parfois raide, nous arrivons à la cabane de Turguilla (2 101 m), elle est fonctionnelle, propre, petite, 8 couchages, une pause est appréciée. Nous rencontrons un couple sympa, ils montent à l’étang de Réglisse.

Nous continuons notre circuit, parfois le sentier se rapproche des étangs (1 964 m, 1 906 m) c’est joli et agréable. Allez, encore un petit effort (il faut remonter un peu), emprunter deux passages équipés (chaînes, mains courantes, escaliers, scellés dans la roche). 

Nous retrouvons le parking de Gérac, il est 17 h. Pot de l’amitié à Seix (Fête de la transhumance), merci Cécile pour les chocolats (ils ont tenu malgré la chaleur…) Retour Colomiers, autour de 20h30

Résumé : une randonnée lacustre très minérale, mais de là-haut rien n’est plus beau…

Vu : gentianes, rhododendrons en fleurs, gueules de loup jaunes, digitales, cascades, rapaces.

EFFORT 4
TECHNICITE 3
RISQUE 3

♦ HR ♦        IBP 130 – 15 km

900 m de dénivelé – 6h de marche