Marche nordique 2020

Echos de la Marche Nordique 2020

31 août 2020

Les deux disciplines commencent leur préparation dans un rond. Pour l’une, l’on y présente les champions, dans l’autre, le cercle est une figure idéale pour s’échauffer en copiant les exercices proposés par le leader du jour. Les chevaux comme nos amis marcheurs sont de vrais Pur-sang à sang chaud. Ces magnifiques animaux et le monde du sport hippique sont une source d’inspiration régulière pour des œuvres d’art, le cinéma… et pourquoi pas la marche nordique !

Alors, je me propose de copier notre cher et regretté Léon Zitrone pour commenter cette réunion du 31 août 2020.

C’est sur le magnifique circuit dit « des chats » qu’a lieu ce lundi 31 août le grand prix du CMC. Le résultat du pénétromètre est sans appel en cette période de grosses chaleurs, le terrain est très sec. Attention à la qualité de la ferrure, pardon des chaussures car les pistes empruntées seront très abrasives et pourront provoquer tendinites ou autres enflures (ici nous oublions volontairement celle de la tête).

Retardataire, dépêchez-vous, c’est souvent le même, le départ volté va être donné.

Les 14 juments et étalons sont répartis en deux lots de niveaux homogènes pour ne pas truquer les résultats. Je me permets donc de commenter la deuxième course : le Prix de l’Aussonelle, épreuve reine de la marche nordique.

Le départ est imminent, voici le défilé où nous apercevons la favorite Crin blanc, casaque bleu clair, jodhpur noir, lunettes de soleil assorties, accompagnée par Fanfreluche, Cancan, Gélinotte, Minou du Donjon et pour terminer, deux chevaux un peu plus lourds Potin d’Amour et Joyau d’Amour.

Vous comprendrez qu’il m’est impossible de parler des jockeys. Nos équidés connaissent parfaitement le parcours, ils le pratiquent même la nuit avec un petit fanal juste suffisant pour se faire voir et éviter les collisions, c’est vous dire leur haute connaissance des lieux. Juments et étalons ne sont pas monté(e)s. Vous ai-je dit, pour terminer leur présentation, qu’ils appartiennent à la célèbre écurie d’Onan qui a pour fameuse devise : « Mieux vaut un entrainement personnel bien conduit qu’un canter (*) interrompu. »

Ça y est, le départ est donné (un conseil ami lecteur : accélérez votre lecture, copiez le rythme de la course) le long de la maigre Aussonelle. Fanfreluche est en tête, Cancan pointe son nez à l’extérieur crinière au vent et se détache, peut-être un peu trop tôt, et l’on voit surgir en troisième position Minou du Donjon, ces braves juments se disputent la corde pour aborder en tête la courbe menant au pont Saint Jean. Immédiatement derrière Gélinotte et en dernière position Potin et Joyau d’Amour. Ces positions ne changeront pas jusqu’à l’arrêt ravitaillement à l’entrée de Cornebarrieu.

Dans ces concours, nous visons une moyenne. Pour le premier groupe, essentiellement composé de sprinters, épaule importante, cuisse de déménageur, entre 5,5 et 6,5 km/h. Pour ce qui nous concerne, les stayers, encolure frêle, longue et cuisse légère et les chevaux de trait, pas besoin de faire un dessin, 5 km/h serait déjà du domaine de la performance. Nous utilisons le pas pour démarrer puis le trot, pose bâton à gauche et en même temps jambe droite pour le temps 1, puis l’autre diagonale pour le temps 2. Mais certain petit malin, à l’image des chevaux islandais, petit et nerveux, utilise le tölt. Il vole littéralement au-dessus du sol.

Le redémarrage est tonitruant, une flèche, un poursuivant et un revenu de loin, tel pourrait être le résumé du retour. Après 400 mètres parcourus, le poursuivant Minou du Donjon a raté son départ et ne reviendra pas. Ne cherchez pas Crin blanc, elle a presque perdu ses adversaires en route, quant à Cancan, après avoir traversé comme une flèche le peloton, elle s’éteindra tranquillement jusqu’à l’arrivée. La popularité de Crin blanc a encore monté d’un cran, elle mérite bien un bon seau d’eau fraîche et une ration de la meilleure avoine.

En trichant un peu sur la distance à parcourir, tous nos valeureux marcheurs se retrouvent à la nuit tombée au point de départ pour la séance d’étirements.

Un grand merci à nos entraineurs(euses) pour ces séances où nous prenons beaucoup de plaisir.

* canter : galop d’essai qu’effectuent les chevaux pour se rendre du pesage à l’emplacement du départ de la course. 

24 août 2020

Malgré sa haute fréquentation, 17 participants (12 dames et 5 messieurs) ce lundi 24 août, et le grand nombre de séances proposées, 3 hebdomadaires, la marche nordique n’a que très peu d’articles sur le blog. Je vais modestement réparer ce manque et profiter de l’occasion pour poser des mots sur l’avenir si incertain tout en essayant de le rattacher au passé du CMC mais surtout en évitant de rapporter les guerres picrocholines livrées contre moustiques ou autres frelons. Avant toute chose, permettez-moi d’envoyer un grand merci à nos dévoué(e)s animateurs(trices). Malgré d’excellentes vacances, un temps superbe, du soleil et une température tout à fait convenable en cette fin août à 18h30, en un mot, tout pour plaire, la marche nordique me déçoit en bien.

Bizarre, cet oxymore usité chez nos amis helvètes, mais il résume bien mon état d’esprit. Explications.

Deux parcours alternant une semaine l’autre nous sont proposés. Cette semaine, c’est sur les chemins de Pibrac que nous allons pratiquer notre entrainement.

Il faut bien lire entrainement personnel car dans cette discipline il n’y a pas de compétition. Bien sûr, il y a des niveaux, mais pas de chronomètre. Trois groupes mixtes et homogènes se forment, les parcours divergeront un peu. La distance à parcourir sera inversement proportionnelle au stade atteint par chacun.

Vous l’aurez compris, à l’inverse des randonnées en montagne, l’attrait de ces sorties n’est pas dans la nouveauté des cheminements ni des paysages, qui changent peu. Seul un œil averti pourra voir les modifications du parcours au fil des saisons.

Il faut considérer la marche nordique comme du sport santé et les bénéfices de la pratique de notre activité sont largement en sa faveur, pour preuve, le grand nombre de pratiquants à chaque séance. Nos amis ont peut-être peur, dans cette période troublée de se déplacer pour rejoindre d’autres terrains de jeu plus attractifs ! les Pyrénées par exemple, et se replient sur la marche nordique en désespoir de cause. Rassurons-les, les coaches du CMC, dans les deux activités proposées, suivent scrupuleusement les recommandations gouvernementales.

Nous utilisons, avec des finalités différentes, deux voire possiblement trois types de bâtons (je pense, ici, aux Bungy Pump ou bâtons dynamiques) qui amplifient et dynamisent, notamment en marche nordique, les mouvements et sollicitent d’autres muscles que ceux spécifiques à la locomotion. Outre le parcours de marche, les séances, en groupe, sont précédées et terminées par des exercices d’échauffement et de relaxation assez ludiques car chacun y va de son bon mot.

En pratiquant la marche nordique aux alentours de Colomiers, nous nous sommes habitués à la « nature contrainte », peu de faune visible et des plantations d’arbres plutôt que de vraies forêts. Alors, même si nous ne pratiquons pas notre sport au milieu d’une nature sauvage et pleine de charme, notre activité invente une façon plus douce de se déplacer au milieu du vivant non humain et c’est à l’heure actuelle (pour rappel, le 22 août nous avons consommé une planète Terre !) un enjeu essentiel pour la protection de la Nature et notre bien-être.

Considérons, et c’est mon cas, que la marche nordique est, en plus, un entrainement pour pouvoir aller admirer la diversité des territoires que l’humain n’a pas altérés à ses propres besoins, en bref : la montagne pyrénéenne. Peut-on parler d’Amour de l’activité ? Plutôt de passion de la Montagne. Les marches, entre autres avantages, anabolisent pour un temps ce qui nous fait souffrir, et ce avec l’aide bénéfique du groupe et de ses animateur(trices). Je réitère mes remerciements pour leur dévouement.

A bientôt, nous vous attendons.

24 juin 2020

 

C’est reparti. Fini l’anaphore, joliment troussée, où l’on s’imaginait randonner. Difficilement, c’est avec moult contraintes et précautions, précautionneusement observées par la douzaine de cémécistes présents ce mercredi 24 juin, que nous redémarrons la saison après trois mois d’arrêt. Le décor n’est pas sauvage comme peuvent l’être nos randonnées dans le massif pyrénéen. Il est archiconnu. Aujourd’hui, c’est sur le circuit « des chats » que nous allons transpirer. Trois groupes de niveaux avec Murielle, Guy et Yvon comme leader sont formés.

Plus que tout, nous aimons nous retrouver et partager nos efforts dans la convivialité. Il est un peu difficile avec les équipes espacées et une certaine distance entre les marcheurs de mettre son plaisir de l’effort en mot, mais en haussant un peu le ton, certain(e)s y parviennent.

Fin du Confinement

Les séances ont repris le 24 juin avec les gestes barrière et inscription via un doodle.

Nombre de participants limité à 12 par animateur. pas de covoiturage. 

7 mars 2020

Le club montagne de Colomiers est toujours à la pointe de l’innovation ! Notre fédération en fait la promotion avec un appui marqué du CDRP31, nous l’avons créé aujourd’hui : la section longe côte de Bouconne*.

Ce sont 8 téméraires qui voyant enfin un rayon de soleil se sont lancés dans la découverte. Après avoir franchi quelques piscines par semant le parking, nous sommes restés sur ce même parking pour les échauffements notre terrain habituel étant impraticable. Une fois partis, nous nous apercevons dès le premier chemin que nous prenons habituellement à gauche que la sortie sera faite de variantes en improvisations. 

Un peu plus loin au lieu du chemin qui va rejoindre la tour du télégraphe nous rencontrons notre premier ruisseau. Une fois la route traversée la montée à la tour du télégraphe se fait normalement. Mais sur le plat menant jusqu’à la route nous faisons travailler les obliques…

Dès la route traversée, nous nous créons des passages dans la forêt pour contourner les lacs qui se sont multipliés dans la forêt. Redoutant la partie avant et après la voie ferrée sans échappatoire à cause des broussailles nous optons pour le chemin des chênes qui nous ramène tant bien que mal à la grande allée. 

De là nous choisissons de suivre une partie du parcours de santé où les ponts enjambant le torrent sont bien utiles. Revenus sur la grande allée nous la suivrons jusqu’à la stèle François Verdier. Au passage nous voyons nos chemins habituels avec un autre visage maritime ! 

Après la stèle nous reprenons le circuit classique que nous reconnaissons uniquement à la côte caillouteuse. Nous travaillons la nage et le pataugeage ainsi que les transferts de poids… droite gauche gauche droite… Nous bifurquons pour regagner la grande allée, ayant vu que le chemin habituel était totalement inondé.

Nous ne tentons pas le retour par l’un des 2 chemins habituels n’ayant pas emporté les tubas… Nous suivons donc la grande allée jusqu’au parking mais ayant encore un peu de temps nous décidons d’aller faire le tour du lac de Bordette. Mais surprise totale le lac a débordé de plusieurs mètres, les bancs flottent ! Le déversoir au bout du lac souvent à sec est devenu torrent. Le chemin du retour est à l’image du reste de la forêt Bouconne sur mer !

Notre nouvelle section longe côte forestière aura parcouru 10,9 km avec une moyenne de 5,4 km/h. 

Un très grand merci Alain pour son rôle de découvreur de nouveaux passages et félicitations à Philippe (mari de Sylvie) pour sa première sortie avec nous.

* Le Longe Côte : pratique qui consiste à marcher en milieu aquatique avec une hauteur d’eau située entre le nombril et les aisselles.